Les lignes de covoiturage s'inscrivent comme un chaînon manquant entre la voiture individuelle et les autres modes. Un chiffre l'illustre : parmi les automobilistes solo, 58% sont sensibles au bouquet de transports comme alternative à leur voiture. Mais parmi ceux qui sont prêts à utiliser une ligne, ce taux bondit à 86% (+28 points), suggérant que les lignes constituent un point d’entrée vers l’usage des transports collectifs et des modes actifs.
Ce reportage réalisé par Jamy Gourmaud montre bien le fonctionnement du service d'Ecov.
Au-delà des intentions de report modal, les lignes de covoiturage sont associées à une perspective de transformation plus structurelle : 36% des ménages détenteurs d’un véhicule seraient prêts à réduire le nombre de voitures dans leur foyer si une ligne existait près de chez eux. C’est notamment le cas pour 49% des répondants qui utilisent les transports collectifs comme mode principal, tout en restant significatif chez les automobilistes solo (33%).
Cela confirme que c’est le le déploiement de bouquets d’alternatives qui a le plus fort impact sur la réduction de la place de la voiture. C'est ce que l'on observe en zone dense.
Enfin, l’étude met en évidence un potentiel d’impact sur l’électrification du parc : 34% des répondants envisageraient l’acquisition d’un véhicule électrique si des aides étaient associées à l’usage des lignes de covoiturage, proportion qui atteint 46 % chez les moins de 35 ans et 54 % chez les 18-24 ans. Les personnes qui disposent d’une ligne à proximité de leur domicile sont quant à elles 63% à envisager l’acquisition d’un véhicule électrique dans ces conditions. Le ciblage des aides à l’électrification vers les ménages qui mettent leurs sièges libres à disposition semble à ce titre un levier politique prometteur.
Covoiturage planifié et lignes de covoiturage se complètent
43% des Français se disent prêts à covoiturer régulièrement sur un mode planifié avec rendez-vous. En parallèle, 55 % des répondants seraient prêts à titre personnel à utiliser une ligne de covoiturage - proportion qui monte à 81 % chez les personnes qui déclarent en avoir une près de chez eux.
Ces deux populations se complètent : 18% des Français sont prêts à utiliser uniquement les lignes (et refusent le covoiturage planifié), tandis que 7% ne covoitureraient que via le mode planifié. Au total, 61% des Français pourraient pratiquer le covoiturage sous une forme ou une autre.